QUELQUES TEXTES A MEDITER
1- Sanctions pour l'employeur en cas de travail dissimulé dit "au noir" ?
Documents d'information : www.urssaf.fr et Code du Travail (Art L324-10 et suivants)
"
Lorsque
les inspecteurs de URSSAF constatent une activité de travail salarié dissimulé,
ils intentent deux types d'actions de manière parallèle:
• une action civile (selon le code de la Sécurité sociale) :
- elle débouche sur un redressement des cotisations et l'application de
majorations de retard,
- le non-respect de la Déclaration préalable à l'embauche est passible d'une
pénalité
• une action pénale (selon le code du travail) :
L'infraction étant constatée, les inspecteurs établissent un procès verbal
qu'ils transmettent au Procureur.
Dans le cas où le Procureur déciderait d'intenter des poursuites, c'est le
Tribunal correctionnel qui est compétent.
Si le Tribunal correctionnel considère qu'il y a bien infraction, il prononce
une condamnation.
Cette condamnation est de plusieurs sortes:
• une amende pouvant aller jusqu'à 200 000 F, •une peine d'emprisonnement
pouvant aller jusqu'à deux ans, •un possible dédommagement de la partie civile
(ex: l'URSSAF), •une possible peine d'interdiction des droits civiques, civil
et de famille, •l'impossibilité d'être candidat à un contrat ou marché public
pendant 5 ans.
De plus, la verbalisation pour délit de travail dissimulé donne la possibilité
à l'administration de refuser des aides publiques à l'emploi ou à la formation
professionnelle."
• Le salarié auquel un employeur a eu recours en violation des dispositions de
l'article L. 324-10 a droit en cas de rupture de la relation de travail à une
indemnité forfaitaire égale à six mois de salaire , à moins que l'application
d'autres règles légales ou de stipulations conventionnelles ne conduise à une
solution plus favorable.
Dans des conditions définies par décret, le
salarié obtient des agents de contrôle mentionnés à l'article L. 324-12 les
informations relatives à l'accomplissement par son employeur de la déclaration
préalable à l'embauche le concernant.
2- Pour l'employé travaillant clandestinement
Pas de protection sociale
Le travailleur au noir n'a aucune protection sociale en cas d'accident, et un
accident est plus probable que pour un travailleur déclaré, qui possède une
qualification pour le travail qu'il effectue.
Il se peut aussi que l'employé ne reçoive pas son salaire, car il n'a aucune
garantie (contrat officiel) que l'employeur s'engage à le payer, et que
celui-ci est honnête.
Article publié le 01/03/2003
Des sanctions financières
Si l'activité est régulière, l'employé s'expose à des amendes : les services de l'Etat (la Direction
générale de la concurrence et de la répression des fraudes, l'Inspection du
travail, etc.) ne contrôlent jamais au hasard.
Des sanctions supplémentaires sont attribuées au cas par cas par le tribunal :
- suppression des allocations familiales et demande de remboursement des sommes
perçues ;
- suppression des Assedic...
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Travail "au noir" pendant une période de chômage : l'Etat voit rouge ! |
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Attention,
les chômeurs indemnisés qui acceptent un travail dissimulé se verront réclamer
par les Assedic le remboursement des allocations perçues et ils pourront même
être radiés, car cette activité clandestine n’aura pu être prise en compte
dans le calcul de leurs droits. |
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